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Congé parental : les pères nordiques peuvent encore mieux faire

Dans les pays nordiques, pourtant cités en exemple en matière d’égalité des sexes, ce sont les femmes qui prennent la plus grande part des congés parentaux. Une tendance que tentent de corriger les gouvernements.   Au Danemark, les hommes ne prennent toujours qu’une petite partie des trente-deux semaines de congés parentaux que les couples peuvent se…

Publié le 15/12/2021 à 9:00

Dans les pays nordiques, pourtant cités en exemple en matière d’égalité des sexes, ce sont les femmes qui prennent la plus grande part des congés parentaux. Une tendance que tentent de corriger les gouvernements.  

Au Danemark, les hommes ne prennent toujours qu’une petite partie des trente-deux semaines de congés parentaux que les couples peuvent se partager. En 2019, les pères ne sont ainsi restés en moyenne « que » 34,2 jours à la maison avec leur bébé, contre 280,3 pour les mères. C’est pour tenter de réduire ce déséquilibre – et parce qu’une directive européenne impose aux Etats membres de réserver deux mois de congé parental aux pères à compter de 2022 – que les partenaires sociaux danois ont présenté un projet de réforme instaurant l’individualisation des congés. En plus des deux semaines à la naissance de l’enfant, ils proposent que les deux parents aient droit à vingt-deux semaines de congé parental chacun, dont treize qu’ils pourront transférer à l’autre. 

Le Danemark n’est pas le seul pays à prendre des mesures pour garantir une répartition plus juste du congé parental. En Islande, depuis le 1er janvier, chacun des parents dispose de six mois, dont quatre mois et demi ne peuvent être cédés à l’autre parent. En Finlande, si la réforme présentée par le gouvernement en septembre est adoptée au Parlement, les parents auront droit à cent soixante jours de congé chacun, dont soixante-trois seulement pourront être transférés à l’autre. En Norvège, les deux parents se partagent un congé alterné de dix mois indemnisé par l’Etat à 100 % du salaire. Avec un quota de trois mois pour la mère. Idem pour le père. Plus quatre mois à se répartir entre les deux parents.

Rappelons qu’en France, la durée du congé paternité pour un enfant à naître (ou adopté) est passé le 1er juillet dernier de 14 à 28 jours, dont 7 obligatoires. Le congé parental, lui, peut être pris indifféremment par la femme ou l’homme. Pour pouvoir en bénéficier, le ou la salarié.e doit justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Toutefois, le congé parental –d’une durée d’un an renouvelable deux fois dans certaines conditions –, n’est pas rémunéré. Il peut, en fonction de certains critères, donner lieu au versement d’une allocation par la Caisse d’allocations familiales.